Pare-feu Linux : configuration iptables et nftables
Un serveur exposé sur Internet n’a besoin d’ouvrir que quelques ports. Tout le reste doit être fermé — en IPv4 et en IPv6, au redémarrage comme en fonctionnement, y compris quand Docker s’en mêle. Nous écrivons votre politique de filtrage, l’appliquons sans jamais vous couper l’accès, et vous laissons un jeu de règles lisible que vous pouvez relire et modifier.
🎯 Le pare-feu n’est pas une case à cocher
Beaucoup de serveurs affichent un pare-feu « actif » tout en étant grands ouverts : règles perdues au redémarrage, IPv6 non filtré, ports republiés par Docker, ou politique par défaut restée en accept. Un jeu de règles se conçoit comme du code : une politique par défaut de refus, des ouvertures explicites, une journalisation qui permet de comprendre, et une procédure de retour arrière avant toute application.
Nous travaillons sur le pare-feu natif du noyau Linux — netfilter, piloté par iptables ou nftables — sans surcouche propriétaire ni licence.
✅ Ce que comprend la prestation
- Relevé de l’exposition réelle : ports réellement à l’écoute, services concernés, interfaces, présence de Docker, d’un hyperviseur ou d’un reverse proxy
- Politique de filtrage écrite et validée avec vous avant toute application : ce qui est ouvert, à qui, et pourquoi
- Jeu de règles commenté, en IPv4 et IPv6, avec suivi de connexion et limitation de débit sur les services sensibles
- Persistance des règles au redémarrage, vérifiée par un redémarrage réel
- Procédure anti-verrouillage : application avec retour arrière automatique, pour ne jamais perdre l’accès SSH
- Journalisation des paquets refusés, exploitable et sans saturer vos disques
- Sauvegarde et restauration du jeu de règles, avec la commande à lancer en cas de problème
- Documentation : comment ouvrir un port, autoriser une adresse, relire les compteurs
⚡ Nos trois formules
Le choix se fait sur le nombre de serveurs et sur la complexité de votre réseau.
| Prestations incluses | Pack Standard 240 € |
Pack Avancé 590 € ⭐ Recommandé |
Pack Performance 1 290 € |
|---|---|---|---|
| Serveurs traités | 1 | jusqu’à 3 | jusqu’à 10 |
| Relevé de l’exposition réelle | ✅ | ✅ | ✅ |
| Politique de filtrage écrite et validée | ✅ | ✅ | ✅ + segmentation réseau |
| Règles IPv4 et IPv6 | ✅ | ✅ | ✅ |
| Persistance vérifiée par redémarrage | ✅ | ✅ | ✅ |
| Procédure anti-verrouillage application avec retour arrière automatique |
✅ | ✅ | ✅ |
| Migration iptables → nftables | ❌ | ✅ | ✅ |
| Cohabitation avec Docker chaîne DOCKER-USER, conteneurs non republiés |
❌ | ✅ | ✅ |
| NAT, redirections de ports, routage | ❌ | ✅ | ✅ |
| Limitation de débit et protection SSH | Basique | ✅ | ✅ |
| Journalisation des refus | Locale | Locale + rotation | Centralisée + supervision |
| Déploiement industrialisé jeu de règles versionné, déployé par Ansible |
❌ | ❌ | ✅ |
| Tests de non-régression scan avant / après, port par port |
✅ | ✅ | ✅ + rapport écrit |
| Documentation d’exploitation | ✅ | ✅ | ✅ + formation 2 h |
| Ajustements après mise en service | 15 jours | 1 mois | 3 mois |
| Délai indicatif | 2 jours | 1 semaine | 2 à 3 semaines |
⚠️ Les cinq pièges d’un pare-feu Linux
Ce sont les cinq raisons pour lesquelles un serveur « protégé par iptables » ne l’est pas.
- Les règles disparaissent au redémarrage. Une règle ajoutée en ligne de commande vit en mémoire, pas sur le disque. Sans mécanisme de persistance explicite, le premier redémarrage — une mise à jour de noyau, une coupure chez l’hébergeur — remet le serveur à nu, sans le moindre message d’erreur. Nous vérifions la persistance en redémarrant réellement la machine, pas en supposant que ça marche.
- IPv6 reste grand ouvert. Les règles iptables ne filtrent que l’IPv4. Si votre hébergeur vous a attribué une adresse IPv6 — c’est le cas par défaut chez la plupart —, tout ce que vous croyez fermé reste joignable par ce second chemin. C’est l’une des expositions les plus fréquentes et les plus silencieuses. Chaque règle est écrite dans les deux familles d’adresses, ou dans une table inet qui couvre les deux.
- Docker republie vos ports sans vous demander votre avis. Docker écrit ses propres chaînes dans netfilter et traite le trafic des conteneurs avant vos règles d’entrée. Un conteneur lancé avec une publication de port est accessible depuis Internet même si vous croyez ce port fermé. Le filtrage doit alors passer par la chaîne prévue à cet effet, faute de quoi vos règles sont contournées à chaque démarrage de conteneur.
- iptables n’est souvent plus iptables. Sur les distributions récentes, la commande iptables est en réalité une façade qui écrit dans nftables. Mélanger les deux moteurs — d’anciens scripts d’un côté, des règles nftables de l’autre — produit des jeux de règles qui se superposent sans se voir, impossibles à auditer. Nous établissons d’abord quel moteur est réellement en service, puis nous unifions.
- Une politique de refus mal appliquée vous enferme dehors. Basculer la politique par défaut sur drop avant d’avoir autorisé votre propre accès SSH coupe la session en cours, et il ne reste que la console de secours de l’hébergeur. Toute application se fait chez nous avec un retour arrière programmé : si la connexion est perdue, les règles précédentes reviennent automatiquement.
🔗 Pare-feu et détection : deux briques différentes
Un pare-feu applique une décision statique : ce port est ouvert, celui-là est fermé. Il ne sait rien de l’adresse qui tente cent mots de passe SSH à la minute sur un port légitimement ouvert. C’est le rôle d’un système de détection, qui analyse les journaux et bannit dynamiquement. Les deux se complètent : le pare-feu réduit la surface d’attaque, la détection s’occupe de ce qui passe par les portes restées ouvertes. Voir notre prestation Protection serveur avec CrowdSec.
📋 Déroulement
- Relevé — ports à l’écoute, services, interfaces, moteur de filtrage réellement en service, présence de Docker
- Politique — rédaction de la matrice des flux autorisés, soumise à votre validation
- Écriture — jeu de règles commenté, IPv4 et IPv6, testé hors production quand c’est possible
- Application — mise en service avec retour arrière automatique armé
- Vérification — scan des ports depuis l’extérieur, avant et après, service par service, puis redémarrage de contrôle
- Remise — sauvegarde du jeu de règles, documentation, commandes d’exploitation courantes
💡 Pourquoi AbsoluInfo
- Nous administrons des serveurs Linux au quotidien. Le filtrage n’est pas un sujet théorique : c’est ce qui casse la production quand il est mal fait.
- Nous ne coupons jamais votre accès. Le retour arrière automatique est armé avant la première règle appliquée, pas après l’incident.
- Nous vous montrons le résultat. Scan avant, scan après, port par port : vous voyez ce qui est effectivement fermé.
- Le jeu de règles vous appartient, il est commenté et lisible : vous pouvez le reprendre ou le confier à quelqu’un d’autre.
❓ Questions fréquentes
Faut-il choisir iptables ou nftables ?
Sur une distribution récente, nftables est le moteur en place et c’est vers lui qu’il faut aller : syntaxe plus lisible, une seule table pour IPv4 et IPv6, meilleures performances sur les grands jeux de règles. Nous conservons iptables lorsque votre environnement l’impose — outils tiers, scripts existants, distribution ancienne — et nous vous le disons franchement.
Un pare-feu va-t-il ralentir mon serveur ?
Non, dans une proportion mesurable. Le filtrage se fait dans le noyau, avec suivi de connexion : seuls les nouveaux paquets sont évalués. Un jeu de règles mal ordonné, en revanche, peut coûter cher sur de gros volumes — c’est justement l’objet du travail d’écriture.
J’utilise déjà UFW ou firewalld, faut-il tout refaire ?
Pas nécessairement. Ce sont des surcouches qui écrivent dans netfilter ; elles conviennent aux cas simples. Nous les conservons quand elles suffisent, et nous passons à un jeu de règles explicite quand vos besoins les dépassent : Docker, NAT, plusieurs interfaces, segmentation. Dans tous les cas, une seule couche doit piloter le filtrage, jamais deux en concurrence.
Et si je perds l’accès pendant l’intervention ?
C’est prévu : les règles sont appliquées avec un retour arrière programmé qui les annule automatiquement si nous ne confirmons pas la connexion dans le délai imparti. Nous vérifions également, avant de commencer, que vous disposez d’un accès de secours chez votre hébergeur.
Intervenez-vous sur un hébergement mutualisé ?
Non : le filtrage réseau suppose un accès administrateur à la machine. Cette prestation concerne les VPS, serveurs dédiés, machines virtuelles et instances cloud. Sur un mutualisé, la protection se joue au niveau applicatif.
Le pare-feu suffit-il à sécuriser mon serveur ?
Non, et personne de sérieux ne vous dira le contraire. Il ferme les portes inutiles. Restent les services que vous devez exposer, leurs mises à jour, les mots de passe, les sauvegardes et la détection des comportements anormaux. C’est un socle nécessaire, pas une protection complète.
📞 Parlons de votre serveur
Indiquez-nous le système d’exploitation, l’hébergeur, les services exposés et la présence éventuelle de Docker : nous vous confirmons la formule adaptée et le délai. Le relevé initial révèle en général au moins un port ouvert dont personne ne soupçonnait l’existence.
TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts : le montant affiché est celui que vous réglez.
Prestations complémentaires : Fail2ban · Protection serveur CrowdSec · Sécurité informatique · Infogérance & maintenance.

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